L’honorable Marie Deschamps

La juge Marie Deschamps a obtenu sa licence en droit de l'Université de Montréal en 1974 et une maîtrise en droit de l'Université McGill en 1983. L'Université de Montréal lui a décerné un doctorat honorifique en 2008.

Admise au Barreau du Québec en 1975, elle a exercé comme avocate plaideure au sein des cabinets Martineau Walker et Sylvestre et Matte dans les domaines du droit commercial, du droit de la famille et du droit civil, ensuite chez Rouleau, Rumanek et Sirois en droit criminel, puis chez Byers Casgrain en droit commercial et en droit civil.

Elle a été nommée juge à la Cour supérieure du Québec le 29 mars 1990, à la Cour d'appel du Québec le 6 mai 1992, puis à la Cour suprême du Canada le 7 août 2002.

La juge Deschamps a participé aux tribunaux-écoles de l'Université de Montréal pendant plusieurs années et aux séminaires sur les techniques de plaidoirie organisés par le Barreau du Québec pendant plus de 25 ans. Elle est en outre professeure associée aux facultés de droit de l'Université de Sherbrooke depuis 2006 et de l’Université McGill depuis 2012.

Elle a été membre du Conseil de l'Université de Montréal et du conseil d'administration de l'Association des diplômés de l'Université de Montréal. Elle a aussi siégé au comité consultatif sur la révision de la Loi sur la faillite en 1986 et au comité consultatif sur le Tribunal de la concurrence de 1986 à 1990. Elle a été nommée membre de l'American College of Trial Lawyers en 2005.

Alors qu'elle était à la Cour suprême du Canada, la juge Deschamps a manifesté un intérêt particulier pour le programme des auxiliaires juridiques et elle a été membre de plusieurs comités du Conseil canadien de la magistrature et de l'Institut national de la magistrature.

La juge Deschamps est née à Repentigny, au Québec, le 2 octobre 1952. Son conjoint, Paul Gobeil, est un homme d'affaires. Ils ont deux enfants, Valérie et Maxime.

Sportive enthousiaste, la juge Deschamps pratique le ski, la natation, le hiking et le jogging. Elle s'intéresse aussi aux arts, aux voyages et aux langues (outre le français, sa langue maternelle, elle parle couramment l'anglais et a étudié l'italien et l'espagnol).

Elle a pris sa retraite de la magistrature le 7 août 2012.